Vous pensiez que les Français étaient les plus grands fans de Babybel ? Détrompez-vous. Ce petit fromage rond à la coque rouge, emblème des goûters de notre enfance, rencontre un succès encore plus grand à l’étranger. Et pas n’importe où…
Le Mini Babybel, un fromage qui voyage loin
Né à Évron, en Mayenne, dans les ateliers du groupe Bel, le Mini Babybel est devenu un véritable phénomène mondial. Sa production ne cesse d’augmenter pour suivre la demande, notamment à l’international. L’usine d’origine tourne à plein régime, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Et ce n’est pas tout : une nouvelle ligne de production est prévue en France, tandis qu’une usine a déjà été implantée à l’étranger.
Pourquoi un tel engouement au-delà de nos frontières ? Parce que le Babybel ne se limite plus à un simple fromage. Il est désormais perçu comme un snack sain et pratique. Le groupe Bel revendique même d’avoir repensé le concept de collation avec ce qu’il appelle le “Purpose Full Snacking” — une vision où plaisir, nutrition et responsabilité se rejoignent.
Les États-Unis, plus mordus de Babybel que la France
Le pays qui l’adore le plus ne parle même pas français. Ce sont les États-Unis qui raflent la première place dans la consommation mondiale de Mini Babybel. Selon Linda Neu, directrice monde de la marque, un tiers des volumes globaux part de l’autre côté de l’Atlantique. Cela représente environ 20 000 tonnes par an.
À titre de comparaison, les Français en consomment “seulement” 8 000 tonnes par an. Ce chiffre montre bien à quel point le marché américain est devenu stratégique pour Babybel. Et ce n’est pas un hasard. Aux États-Unis, ces petits fromages plaisent surtout aux adultes en surpoids ou obèses, qui les considèrent comme une alternative plus saine aux snacks industriels classiques.
Un snack qui colle parfaitement aux attentes nutritionnelles
Le succès de Babybel tient aussi à son format. Individuel, facile à transporter, riche en protéines : il coche toutes les cases du snack moderne. Aux États-Unis, la tendance est au “healthy snacking” — une alimentation pratique mais équilibrée. Babybel est alors vu comme une option nutritive, peu transformée et rassasiante.
Et le groupe Bel ne compte pas s’arrêter là. Avec une hausse de 12 % des ventes aux États-Unis en 2024, contre 6 % en moyenne dans le monde, le cap est clairement affiché. Sa directrice générale adjointe, Béatrice de Noray, confirme que la marque Babybel est aujourd’hui l’un des leviers de croissance les plus forts du groupe.
Une production en expansion constante
Pour faire face à cette demande massive, Bel prévoit d’agrandir son usine américaine située à Brookings, dans le Dakota du Sud, d’ici 2027. Actuellement, la majorité des Mini Babybel vendus aux États-Unis sont encore fabriqués en France. Mais à ce rythme, une production locale plus importante devient indispensable.
Ce développement stratégique permet au groupe de réduire les coûts logistiques tout en accélérant la distribution sur le marché nord-américain. Cela souligne également combien l’image “made in France” du Mini Babybel reste forte et appréciée à l’étranger.
Et les Français dans tout ça ?
Pas de panique, le Mini Babybel reste une icône culturelle ici aussi. Mais force est de constater que son avenir se dessine de plus en plus à l’international. Entre une fabrication qui s’industrialise et une image de snack sain à la conquête du monde, le Babybel a bien grandi.
Alors, la prochaine fois que vous croquez dans ce petit fromage à la coque rouge, pensez à cela : vous partagez une habitude avec des millions d’Américains. Et qui l’aurait cru ?












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